Nous sommes partis en balade près de la maison, et sachant que les lisières des champs avoisinant et le bord du ruisseau sont pleins d’orties, je m’étais équipée pour la circonstance. Gant, sécateur, et sac… La récolte pouvait commencer.

2 kg d’orties, et un match de foot avec les petits plus tard, retour à la maison…

Et là, je me suis lancée dans la fabrication de purin d’orties. Il aurait fallu hacher tout ça. Je les ai grossièrement coupées avec des ciseaux, mis dans un bac en plastique, ajouté 12 à 14 L d’eau et pis… je remue tous les jours. Au bout de 3 jours, ça commence à renifler pas mal ! Heureusement j’ai un couvercle non hermétique pour cette boite, ce qui nous protège quand même des effluves nauséabondes et des pontes de moustiques.

Lorient2007_0801_214648AAComme vous pourrez le lire ici ou encore par exemple, la fermentation est terminée, lorsque le mélange ne fait plus de bulle au moment du « remuage » quotidien.

Il suffit ensuite de tout filtrer. Le purin se conserverait dans des bouteilles hermétiques et opaques quelques semaines, au frais. Lorient2007_0801_233643AA

Ses vertus sont nombreuses. Mon objectif est d’en conserver une ou deux bouteille afin d’avoir un insecticide prêt en cas d’infestation de pucerons. Le reste sera dilué afin d’apporter de l’engrais à notre haie que je voudrais « booster » un peu.

La technique d'utiliser une vieille chemise pour un filtrage fin est... à laisser tomber. Il faut touiller en permanance et ça passe très très lentement. Les fibres sont vites saturées. C'est impossible ! Finalement la passoire de cuisine à très bien fait l'affaire.

Voici les principales utilisations du purin :

En arrosage : il suffit de diluer 2 litres de purin pour 10 litres d'eau. Il protège ainsi le sol contre des maladies cryptogamiques mais il agit aussi comme activateur de croissance. Il faut éviter d’arroser les plantes qui porteront des fleurs, sous peine de booster le feuillage. En revanche, il est intéressant de s’en servir une fois la floraison terminer pour « recharger » la plante pour l’hiver, notamment.

En pulvérisation : le rapport doit être de 1 litre de purin pour 10 litres d'eau. Il est particulièrement efficace dans le cas d’infestation par de pucerons.

Pur, c’est un bon activateur de compost. Les feuilles récupérées après avoir filtré la solution peuvent être déposé dans le composteur. Je ne le ferai pas car, à faire les choses dans la précipitation et « comme je veux », il y a plein de fleurs d’orties. J’ai bien peur que les orties se propagent dans le jardin, au printemps prochain, si je ne suis pas cette règle !

De petites infos glanées ici ou là (je ne sais plus sur quels supports, oups !) :

- Ne pas utiliser de container en métal pour la préparation.

- Le produit finement filtré (dans des bas par ex) se conserve dans des bouteilles en plastique opaques, et au frais (18-20°).

- L’utilisation pure en arrosage peut brûler les racines des plantes.

- Et enfin… si je me souviens bien des leçons de « Jean-Luc Sacquet (et non pas Bilbo, humpf !) dans « L'art de faire travailler le naturel au jardin », trop d’azote génère des infestations de pucerons.